1927 … 2007

80 ans de souvenir pour le VC AMBERT

 

 

1 - De la création du VCA à la guerre

 

 Le sport cycliste a débuté à Ambert en 1895. L’ancêtre du VC Ambert s’appelait alors « Société Vélocipédique Ambertoise ». Les coureurs de l’époque avaient bien sur, comme le célèbre Maurice Garin, de grandes moustaches et de larges casquettes. A l’époque, ils avaient des vélos de 30 Kg, ce qui leur permettait de faire les descentes à des vitesses vertigineuses de l’ordre de … 30 Km/h

En 2007 il est intéressant de s’attarder sur le compte rendu d’un article paru en 1895 dans le journal Ambertois de l’époque, « Le Livradois » …

Il est très émouvant de revoir quelques photos de ces courses organisées à l’époque à Ambert.

 Notre Vélo Club Ambertois est donc né en 1927 de cette activité cycliste florissante, sous l’impulsion de Messieurs Prat , Ouvry et Lanaure, le bijoutier qui fut le premier mécène du club. Le Bar Le Globe était le siège du VCA et Mr Henri Prat en fut le 1er président, avec Mr Lanaure comme secrétaire et Raymond Lachal comme trésorier.

La première course organisée fut la course patronale de la Fête Dieu sur un circuit passant par Vertolaye, Bertignat et Marsac. A l’époque, cette course se faisait le matin avec un départ à 7H.

La même année fut créé le fameux « Tour de ville » qui devint par le suite le critérium d’Ambert. Cette course passait par le Bd Sully, le Bd Henri IV et le Bd du Nord qui n’était pas goudronné.

Les premiers licenciés du VCA s’appelaient Berthéol, Borel, Debiton, Rimbaud ou Antoine Gouttefarde dont on peut admirer la licence d’époque qui coûtait 7 Francs.

Il y avait aussi Joseph Gras qui allait ensuite devenir l’un des dirigeants les plus performants du VCA, après la guerre.

Mais celui qui marqua le plus cette période fut sans conteste Francis Faure. Il remporta sous les couleurs du club le célèbre Premier pas Dunlop, mais il excella surtout sur la piste où il fit une belle carrière professionnelle en France et à l’étranger, notamment en Espagne et en Australie. Il gagna les 6 jours de St Etienne mais on retiendra surtout qu’il a détenu le record de l’heure sur vélo couché, appelé aussi velocar avec 45.055 Km parcourus dans l’heure.

On peut également être surpris de voir qu’il existait déjà des contrats « sponsor » à l’époque, comme celui qu’Antoine Gouttefarde avait signé en 1926 avec les cycles Chemineau de St Etienne.

 Ce bel élan allait malheureusement être interrompu par la guerre …

 

2 - De 1945 à 1960 … la relance du club après la guerre

 A la sortie de la guerre, le club fut relancé sous l’impulsion de Mimi Prat, le frère du premier président. C’était aussi la fin de la carrière cycliste de Joseph Gras que l’on voit à gauche sur la photo. C’était l’époque du marché noir et les moyens financiers étaient limités. Les dirigeants payaient leur licence et mettaient de l’argent dans la caisse quand il venait aux réunions.

 En 1947, Joseph Gras succéda à Maurice Rocher au secrétariat et il signa un bail de 17 ans à ce poste. Ce fut l’élément moteur du VCA sur cette période surtout par rapport aux organisations. Il fut assisté, sur toute cette période par le trésorier Coco Paulin qui fut longtemps la mémoire du VCA comme on peut le voir sur les images suivantes tournées par FR3 sur les Monts du Livradois 2002.

Au sortir de la guerre, le VCA avait une quinzaine de coureurs. Ses équipiers les plus performants s’appelaient alors Dédé Dumeil ou encore Grolet, Peyrat et Edmond Fougerouse qui deviendra ensuite un dévoué dirigeant.

C’était aussi l’époque des courses de classement du VCA qui permettait de mettre en valeur le meilleur Ambertois.

Les organisations phare allaient être bien sur les Monts du Livradois créés en 1947 et « Les Tours de ville »  qui devinrent en 1952 le critérium du 15 août en accueillant les premiers professionnels, Lauck, Bonnaventure et Caput..

Mais il y avait aussi les traditionnels prix des fêtes locales à La Forie, Marsac, St Germain, St Amant, Bertignat ou Vertolaye, le prix de la Fête Dieu à Ambert ou le Prix Conchon-Quinette et des meubles Ducreuzet.

En 1954, le VCA avec 18 courses au calendrier était le plus grand organisateur d’Auvergne, comme c’est encore le cas aujourd’hui. C’est ce qui lui permit notamment d’obtenir en 1955 l’organisation du Championnat d’Auvergne. Le meilleur Ambertois, Jean Marie Voldoire, terminera 10ème de cette splendide course remportée par le Riomois Deveze.

 

3 - De 1961 à 1984 … la période du Président Chades

 Fin 1960, l’arrivée de Marcel Chades donna un nouvel élan au VCA. Il arriva au moment où Joseph Gras reçut du Comité d’Auvergne la médaille d’or et Jean Champeix la médaille d’argent, 2 récompenses méritées au service du vélo.

L’association Marcel Chades Joseph Gras allait se révéler très efficace.

Le nouveau président apportait des ressources financières et matérielles qui permettraient de faire progresser les organisations du club et notamment les Monts du Livradois et le critérium du 15 août, grâce à une équipe très motivée où on retrouvait les Paulin, Champeix, Moilier, Thiebat, Rodde, Vorilhon ou Imberdis

En 1968, on notait aussi 2 arrivées d’importance dans l’équipe des dirigeants : André Berger et Jean François Paul qui allaient devenir respectivement secrétaire et trésorier en 1969.

Après une baisse sérieuse de l’effectif coureurs, celui-ci allait sérieusement progresser sur cette période avec l’arrivée des Jacky Champeix, Russias, Lanaret, Chelles, Fauchery, Faveyrial, Mure, Thiebat, Tixier, Verollet, Voldoire et bien sur Yvon Verne.

En 1970, on découvrait les premiers maillots sponsorisés par Provimi.

Les bouquets fleurissaient alors les bras des Ambertois, remportés le plus souvent par Yvon Verne, mais aussi par Jacky Champeix, Jacques Russias, Jacky Tixier ou Voldoire.

Comme on peut le voir en 1973 à Fournols, avec Theillière au départ, Jacky était souvent aux avant postes pour animer la course. A l’époque, ces courses de village attiraient encore un nombreux public.

Le VCA organisait également un cyclo-cross dans le bois de Boulogne.

En 1976 l’arrivée de Georges Crouzet, jeune professeur d’anglais et ancien cycliste, changea la vie du club. Il introduisit la formation cycliste en créant une école de vélo. Cette action eu d’abord le mérite de faire venir des jeunes au vélo et ensuite de les entraîner pour qu’ils deviennent de bons coureurs. On vit alors des jeunes avoir de bons résultats dans les catégories minimes et cadets, comme les Faure, Pillière, Joal, Vernet, Roux, Fiorillo ou Crocombette.

Parallèlement, les coureurs seniors, Tournebize, Vialle, Chelles, Peyrat mais surtout Patrice Artaud défendaient vaillamment les couleurs du club.

Les saisons allaient ainsi se succéder, avec l’explosion de bons coureurs régionaux, comme notamment Eric Vernet, Pascal Joal, Patrice Artaud ou Jacky Faure alors que les anciens, comme Tournebize, Chelles ou Lafond en cyclosport, continuaient de faire de belles prestations.

On était en 1984…

 

4 – La carrière d’Yvon Verne

 Nombre de coureurs ont marqué le paysage du VCA par leurs résultats tout au long de sa vie. Il y en a toutefois un qui mérite vraiment qu’on s’y attarde un peu plus, même s’il n’a pas toujours évolué au VCA pour raisons professionnelles. Il est d’ailleurs toujours resté l’Ambertois Yvon VERNE.

Une carrière longue de plus de 20 ans à raison de 15 à 20 000 Km par an justifie déjà qu’on lui accorde le respect.

Après avoir commencé sa carrière en 1961 au Puy où il termina 5ème de sa première course cycliste, il évolua pendant 2 ans à l’AC Clermont puis s’installa au VCA pendant 8 ans, de 64 à 71, période pendant laquelle il était postier à Marsac en Livradois. En 72 il fit étape à Feurs, puis restera de 73 à 76 au VC Aurillac, autre période importante de sa carrière . Il fit ensuite un bref passage à Sayat avant de revenir dans son pays terminer sa carrière au VCA en ayant le bonheur de cotoyer ses 2 fils Florent et Frédéric.

 Son palmares reste incomparable pour un Ambertois . Avec 350 victoires et des participations à des courses aussi importantes que la Route de France, 3 fois, le Tour du Limousin, le Tour de Saône et Loire, la finale des Trophées Peugeot à Sochaux ], la finale des Trophées Gitane à Thonon les Bains ou le Tour du Gévaudan, il aurait méritait de faire une carrière professionnelle, surtout quand on sait qu’il battit plusieurs fois des coureurs comme Ferdinand Julien qui devint professionnel ou qu’il participa à des courses open avec les professionnels comme la Ronde du Rasoir Philips. Il participa aussi à des critériums professionnels comme ceux d’Issoire, Brioude, Massiac ou d’autres encore, et bien sur celui d’Ambert qu’il terminera 5ème en 1965 ,  après avoir titillé à la régulière les professionnels.

Titré 3 fois champion d’Auvergne, en 71, 74 et 75, il remporta les bouquets de pratiquement toutes les courses organisées par le VCA, dont certaines plusieurs fois.

Malgré tout, son plus grand regret restera définitivement de n’avoir jamais pu remporter les Monts du Livradois sur lesquels il se dépassa sans compter comme en 1973 où il terminera 3ème derrière Bernard Vallet et Jean Chassang, 2 futurs grands professionnels.

Il domina aussi la plupart des courses organisées en Auvergne et dans le Lyonnais. Ce fut également un excellent pistard : 2 fois champion d’Auvergne en poursuite individuelle, champion d’Auvergne individuel du kilomètre en 74 ou 75, il fit 8ème du Championnat de France de poursuite à St Brieuc.

Il terminera sa carrière au VCA non sans avoir accompli une dernière performance en 1989, puisque le quadra qu’il était devenu remportera le Prix de St Germain l’Herm en devançant des jeunes comme Nono Tournebize ou Pascal Chaussinand.

Il sera alors temps pour lui de se consacrer à la carrière de ses enfants, Florent et Frédéric et bientôt à celle de ses petits enfants.

 

 5 – L’histoire des « tours de ville »

 De la victoire de Raphaël Géminiani sur la 1ère édition en 1946, alors qu’il n’était pas encore professionnel à celle de Bittinger en 1979, les célèbres Tours de Ville connue aussi par tous les Ambertois sous le nom de course du 15 août ou circuit des Boulevards, changea régulièrement de nom en fonction de son évolution et de ses soutiens: Grand Prix des commerçants et industriels, Grand Prix Martini ou encore Grand Prix de la Municipalité. Même si les premières années on notait la présence de grands noms du cyclisme comme Géminiani, Blanc, ou même le régional Roger Champeix, il fallut attendre 1952 pour voir apparaître les premiers professionnels avec Lauck, Bonnaventure et Caput. Cette année là, la course allait être remportée par Max Cohen.

Sous l’impulsion des dynamiques dirigeants du VCA qu’étaient Joseph Gras, Coco Paulin, Georges Vorilhon ou Jean Champeix et Marcel Moilier, la course se roda et l’engouement populaire monta avec la succession de grands vainqueurs que furent Bois, Chupin, Fournier, Buchonnet, Kosec, Pavard, Scribante ou Elena.

Mais c’est en 1961, sous l’impulsion du Président Chades, que le critérium pris une autre envergure, avec en 1961 la présence de Charly Gaul, qui malheureusement creva et surtout 1962 avec la présence d’une dizaine de coureurs ayant fait le Tour de France, dont l’Irlandais Elliott, l’espagnol Otano ou le Belge Van Den Berghen, mais essentiellement avec le champion de France Jean Stablinski, superbe vainqueur qui allait devenir dans les jours suivants champion du monde. De très grandes vedettes allaient alors se succédaient devant une foule considérable qui fut évaluée à l’époque à 5000 personnes : Bahamontes, Mattio, Nowak, Poulidor.

On nota même en 1965 une très belle 5ème place d’Yvon Verne d’une course remportée par le Parisien Martin alors que le Hollandais Janssen était au départ.

Lorsqu’on s’attarde sur la liste des engagés de 1966, on ne peut être que reconnaissant aux efforts faits par les dirigeants de l’époque : Anquetil, Stabinski, Simpson, Wolfshohl qui remportera la course, Zimmermann, Grosskost, Gutty, Mattio, que des grands noms avec encore un certain Yvon Verne.

La série continuera avec d’autres grand noms comme Den Hartog, Guyot, Theillière le champion de France.

1969 fut un grand cru avec Altig, Vasseur, Genet, Theillière, mais surtout le plus populaire des coureurs français, Raymond Poulidor qui allait remporter brillamment la 23ème édition.

 

1970 fut encore un grand critérium avec les Van Springel, Ocana, Pingeon, Agostinho, Delisle, Zoetemelk, Thevenet ou Guimard ] (C23 et C24) [et un grand vainqueur, le belge Walter Godefroot.

Malheureusement, la course déclinera ensuite en raison des contrats de plus en plus lourds demandés par les coureurs professionnels, jusqu’à la dernière édition de 1979 remporté par Bittinger.

 

6 - De 1985 à 1998 … Le souvenir de Jacky Champeix

 1984 s’était terminé un peu dans la morosité, avec une seule victoire remportée par l’ancien Jacques Lafond et encore en cyclosport. De son côté, Eric Vernet coureur pétri de talent mais fragile psychologiquement préférait fuir le vélo, écoeuré par le climat de la 1ère catégorie de l’époque. C’est ce moment de lassitude que choisit Marcel Chades pour laisser son poste de Président à Henri Tarrit.

Jacky Faure terminant sa carrière afin de se consacrer à son nouveau commerce de cycles, après une belle saison 85 en 2ème catégorie, avec 4 victoires, le VCA allait se limiter modestement à une équipe régionale emmenée par Noël Tournebize, Rémi Boyer, Dédé Vialle et Christian Miolane.

Henri Tarrit, puis André Bœuf qui lui succéda en 1988, trop pris par leurs activités professionnelles et aussi un peu par manque de motivation, préféraient se retirer.

On était alors en 1990. L’arrivée de Jacky Champeix à la présidence et d’Alain Rouillard au secrétariat alors que Jean François Paul conservait la trésorerie, allait relancer sérieusement le club qui ne progressait plus. Le potentiel d’organisateur était présent avec une bonne équipe de dirigeant, le travail de fond fait pour la formation par Georges Crouzet, puis Philippe Roussel, Jacky Faure et Bruno Méry pour la piste était sérieux. Il suffisait de donner une autre ampleur à l’équipe de coureurs et de développer les organisations en trouvant d’autres créneaux.

Le budget du club allait sérieusement monter avec l’arrivée de nouveaux partenaires comme Bati-plast ou Champivradois.

L’école de cyclisme allait prendre une autre envergure avec l’arrivée de Daniel Foucart et du Pépé Dousson

Le club allait se porter candidat plusieurs fois pour organiser les championnats du Puy de Dôme à Fournols, Eglisolles ou Marsac et d’Auvergne à Echandelys pour les vétérans mais aussi allait organiser 2 étapes du Tour d’Auvergne en 92.

Le cyclisme féminin allait se développer sérieusement avec à sa tête Laure Russias qui atteignait le niveau national en terminant 7ème du championnat de France 94, puis internationnal en participant au Tour de la Communauté Economique Européenne ou en terminant 6ème du Tour du Tarn et Garonne. Sabrina Champeix qui participera, elle aussi, au championnat de France des jeunes en 92 à Gap fit également de belles prestations.

De nouvelles courses d’envergure allaient voir le jour, comme la Flèche Maratoise qui servit de support à une manche du challenge national junior en 94, une course par étapes féminine internationnale, le Tour des Pays d’Ambert et d’Arlanc qui atteint son apogée en 95 avec la présence de l’équipe nationale de Russie et sa vedette Polkanova, le prix Stoc ou le triptyque de la Vallée de l’Ance cher à Robert Tixier. ]

Mais la plus importante évolution concernera les coureurs, avec l’amélioration des structures, la mise en place de stages, mais surtout avec l’arrivée de coureurs venant d’autres horizons. Ce fut d’abord Pascal Chaussinand qui, en venant de Draguignan, fut le précurseur en 90. On vit ensuite les Thiernois Livebardon, Journaix, Dunaud, Elleau, Arthaud rejoindre le club. Ceci eut le mérite de booster les coureurs locaux comme Marc Ménager ou Christophe Faveyrial qui auraient du faire une autre carrière s’ils avaient su canaliser leur énergie ou encore Florent Verne, Christian Miolane, Laurent Rigaud, Raphaël Jarrix, Rémi Boyer ou Dédé Chavarin.

On vit alors les coureurs du VCA truster les podiums en régional, comme à La Chaise Dieu, Marsac, Vollore ou La Forie, mais on commença à les voir aussi au niveau national, au Tour de la Drome ou au Trèfle de Dordogne.

L’arrivée de Christophe Parra, Christophe Bourgeois, David Rullière et Frédéric Chambre allait permettre au VCA de franchir une nouvelle marche en évoluant en Division Nationale 3 en 1997 tout en entrainant dans son sillage de jeunes espoirs comme Nicolas Rouillard, Frédéric et David Fonlupt, Frédéric Chambre ou Stéphane Ménager et Cyril Vialle.

Pendant ce temps, Fabien Rigaud qui avait montré un grand potentiel, faisait une tentative à St Etienne pour voir s’il pouvait accéder au plus haut niveau du cyclisme. Malheureusement, plutôt par manque de motivation que de qualités sportives, il allait échouer et vite revenir à son club d’origine.

La compétition VTT fit également son apparition au VCA .

Cette période faste se terminera malheureusement en 98, année pour laquelle on ne pourra retenir que le départ à tout jamais de Jacky Champeix qui n’en pouvait plus de son dernier combat avec la maladie. Il pouvait être fier de ce qu’il avait fait pour le VCA où il avait été coureur, speaker,  et président. Mais le cyclisme en général pouvait également lui être reconnaissant puisqu’il fut aussi trésorier général du Comité d’Auvergne de 88 à 93. Parmi ces brillantes initiatives, on retiendra aussi un mémorable cinquantenaire des Monts du Livradois qui marquera les esprits et classera définitivement Jacky comme irremplaçable après avoir donné au VCA une autre dimension.

 

7 -  L’histoire des Monts du Livradois

 De Jo Néri vainqueur de la 1ère édition des Monts du Livradois à Loïc Vandel le coureur de Vaulx en Velin vainqueur de la dernière édition, 60 ans d’histoire de la plus belle organisation du VCA vont défiler rapidement.

Dès la 1ère édition, en 1947, le plateau était déjà de qualité et on pouvait remarquer la présence de 8 Ambertois au départ et d’une majorité d’Auvergnats. 60 ans après on constatera qu’il y avait toujours 8 Ambertois au départ, mais aucun autre auvergnat.

Les 20 premières années, la victoire se partageait essentiellement entre les auvergnats et les Foréziens avec des noms qui sonnaient déjà sur la plaquette de l’épreuve : Les Jo Néri, Roger Champeix, Raphaël Géminiani, Cohen ou encore Chantelouve et Seyve ne laissaient pas indifférent.

Si on excepte le Bourguignon Louis Gauthier, vainqueur en 1951 et le Hyèrois Quinanzoni, vainqueur en 1968, il fallut attendre les années 70 pour voir arriver sur les Monts du Livradois des coureurs de toutes les régions françaises.

On vit alors les Monts du Livradois prendre une autre ampleur et sa carte de visite est couverte de coureurs qui firent ensuite une carrière en professionnel comme: Bernard Vallet, Marc Durant, Pascal Simon, Claude Aigueparses, Christian Seznec, Mariano Martinez , Jean Pierre Bourgeot,  ou Igor Grabowski.

 Les Monts du Livradois ne manquent pas d’éditions célèbres, mais celle de 1973 fut intéressante à plus d’un titre

Depuis les années 60, une caravane publicitaire avait été mise en place, comme sur toutes les grandes courses nationales.

Au départ de cette 27ème édition, il y avait des coureurs de renom, mais les Ambertois n’avaient d’yeux que pour Yvon Verne qui s’était expatrié à l’UC Aurillac et Jacky Champeix et Jacques Russias prêts à défendre les couleurs du VCA.

Au passage à Grandrif, le peloton restait groupé avec la présence d’Yvon Verne aux avant postes.

Au passage du col des Pradeaux, la course s’était décantée et on trouvait toujours Yvon Verne en tête de course alors que Jacky continuait à lutter vaillament, mais la course était loin d’être finie. Il restait à faire la montée de St Férréol où on retrouvait les coureurs à la peine. En tête la bagarre faisait rage entre Bernard Vallet, Jean Chassang et Yvon Verne. Jacky donnait tout ce qu’il pouvait. A ce moment il ne pensait pas à la côte de Pradaille qui avec sa pente de 12% allait l’obliger à monter à pied comme la plupart des coureurs.

A l’arrivée, Bernard Vallet qui remportera ensuite 32 victoires chez les pro, l’emporta devant Jean Chassang qui deviendra lui aussi professionnel et Yvon Verne qui montra à cette occasion qu’il avait de la classe.

 La 58ème édition qui fut organisée en 2004 marqua aussi son histoire. Elle servit de support pour disputer une manche de la coupe de France de division nationale 2, ce qui lui permit d’accueillir de très belles équipes et notamment l’équipe espoirs dirigée par l’ancien champion du monde, Luc Leblanc. Mais elle donna aussi à notre jeune Ambertois Mickaël Bérard l’occasion de se faire remarquer en terminant 5ème de cette course très relevée, après s’être échappé dans le final.

 La dernière édition avait une saveur toute particulière, puisqu’elle venait après la déception de l’annulation de celle de 2006, faute d’autorisation préfectorale, mais surtout parce que c’était la 60ème édition. C’était l’occasion de renouer avec un contre la montre sur la montée de St Férréol des Côtes.

L’après midi sur un circuit sélectif passant par Valcivières et Job, notre jeune Ambertois Mickaël Bergerard allait se faire remarquer en faisant 60 Km d’échappée avant que son copain Mickaël Bérard prenne une brillante 7ème place d’une course contrôlée par les coureurs de Vaulx en Velin et de Roanne. A noter que le vainqueur, Herbreteau, allait remporter le titre de champion de France amateur, 1 mois plus tard.

On ne peut pas raconter l’histoire des Monts du Livradois sans évoquer la mémoire de Claude Dauzat, jeune coureur de 21 ans qui s’est accidentellement tué le 10 mai 1964 en percutant de plein fouet, dans la descente de St Amant, une voiture qui arrivait en sens inverse. Ca restera le plus mauvais souvenir de cette belle course.

 

8 - De 1999 à aujourd’hui

 En 1998, pour le nouveau Président Alain Rouillard qui succédait à Jacky Champeix avec 16 ans d’expérience de dirigeant, dont 8 ans de secrétariat et 1 an de co-présidence avec Jacky, il suffisait de maintenir le cap en pérennisant les points forts du club, la formation et les organisations, tout en développant sa compétitivité sportive.

Pour atteindre ces objectifs, il fallait commencer par renforcer la structure financière du club. Le soutien de la Municipalité, des différentes communautés de communes du Livradois Forez et du Conseil Général, mais aussi l’arrivée de nouveaux sponsors importants comme Mr Bricolage, CDM Intérim, Renouveau Vacances ou Maltrait, Berger, Peugeot Bordel allaient fortement contribuer à favoriser l’évolution du club. Le budget allait doublait en 10 ans, passant de 71.000 € à 140.000 €, tandis que le nombre de licenciés allait monter à 140, niveau jamais atteint.

Le club cherchait à développer sa communication pour montrer sa vitalité : Articles réguliers dans La Montagne ou La Gazette, spots sur la radio RVA, reportage sur FR3,  plaquettes du club, petit journal du club puis site personnalisé du VCA créé par Jean Luc Chevarin.

Pour renforcer la formation, le club se professionnalisait en embauchant en 1999 Damien Lavigne, jeune éducateur titulaire d’un Brevet d’état. Par ailleurs, une école de VTT était mise en place. Elle était dirigée par Philippe Picandet qui assurait en même temps la gestion de la Maison du Vélo.

Des efforts importants étaient consentis pour développer l’encadrement, avec la présence de 19 éducateurs titulaires d’un brevet d’état ou d’un brevet fédéral. A la tête de ces éducateurs, on retrouvait bien sur l’éternel  Daniel Foucart, toujours aussi motivé.

L’engagement du VCA dans ce domaine de la formation a largement dépassé nos frontières locales puisqu’il a même conduit les médias nationaux comme Cyclo Passion ou Clermont première à s’intéresser au club.

La référence suprême à l’égard du vélo pour les jeunes restera toutefois l’organisation en 2001 du Championnat de France des écoles de cyclisme qui marquera le club à tout jamais. Mais on en reparlera plus tard.

 Sur le plan des organisations, malgré des contraintes administratives et de sécurité de plus en plus lourdes, le VCA allait conserver le leader ship en Auvergne, grâce à une équipe de dirigeants compétents et volontaires, avec à leur tête Hélène Vialle maître de l’arbitrage ou David Péra, l’homme à tout faire du VCA.

Malgré tout, cette belle image d’organisateur n’aurait pu être maintenue sans une aide extérieure de qualité, telle celle apportée par les Gaspards, avec à leur tête Dany Gensel et Jean Paul Jouve, spécialistes de la sécurité aux carrefours et de la régulation de la circulation ou de Moto Vélo Passion, l’équipe de motards formés à la sécurité routière, construisant avec calme et efficacité un bouclier protecteur autour des coureurs. Mais on peut aussi associer à ce succès la gendarmerie et les nombreux bénévoles toujours prêts, au moindre appel, à apporter son soutien au VCA.

C’est grâce à ce mélange judicieux de compétences que le club maintenait ses principales organisations au plus haut niveau comme les Monts du Livradois, le triptyque de la Vallée de l’Ance où la course nationale junior du Tour du Pays d’Olliergues. Ponctuellement, de nouvelles courses comme St Etienne - Ambert ou Peschadoires étaient même créées .

Sa renommée permettait au VCA d’être sollicité régulièrement par le pouvoir fédéral pour organiser les championnats départementaux, comme à Marsac ou sur le Pays d’Arlanc et le championnat d’Auvergne sur le territoire du Haut Livradois.

 Mais cette décennie allait aussi être marquée par le développement de la structure sportive : Achat de véhicules bien équipés ou recherche de matériel performant pour les coureurs., mais aussi encadrement plus professionnel avec un vrai directeur sportif en la personne de Michel Champeix et des dirigeants au plus proche des coureurs.

Le VCA allait aussi accentuer son recrutement à l’extérieur pour augmenter le potentiel de l’équipe et permettre à nos coureurs locaux d’évoluer à un bon niveau national.

Des stages de préparation à la fois techniques mais aussi conviviaux pour souder l’équipe étaient mis en place sous la direction de Michel Champeix.

Le club allait alors connaître des bons résultats sportifs qui allaient en faire l’un des tous premiers clubs auvergnats et il est difficile en quelques minutes de s’attarder sur tous les résultats de cette décennie.

En plus de ces quelques victoires, on retiendra plus particulièrement quelques événements sportifs qui ont marqué le VCA.

Le Tour 1999 du Canton de Gex, à la frontière Suisse, fait partie de ces événements, même si, le succès total ne fut pas au bout

Tout commença particulièrement bien lors de la 1ère étape. Sébastien Ramirez qui avait déjà gagné quelques jours plus tôt, une étape du triptyque de la vallée de l’ance, lâcha ces compagnons d’échappée dans le final, pour allait remporter une superbe victoire. ]

Après un chrono moyen, l’équipe allait jouait son va tout dès le début de la 3ème étape. On retrouvait alors Fabien Rigaud, Sébastien Ramirez et Stéphane Coquille dans une échappée royale qui avait piégé les leaders Stéphanois. Les Ambertois faisaient une grande course : Sébastien allait consolider son maillot de meilleur grimpeur, alors que Fabien faisait la course pour allait chercher la 1ère place du général. Malheureusement, malgré tous ses efforts dans le final, il lui manquera 6 secondes pour atteindre son objectif. Avec une victoire d’étape, le maillot des GPM, une 2ème place au général et une 1ère place par équipe, les Ambertois avaient quand même fait une grande performance.

 Le tour de Corse 2003 en 6 étapes restera aussi dans la mémoire des coureurs et leur encadrement. Faire une course dans de telles conditions météorologiques, sur des parcours tracés dans des paysages de rêve, ne peut laisser qu’un bon souvenir. Les résultats sportifs ne furent pas extraordinaires mais on peut quand même souligner que les 6 coureurs terminèrent la course, que Mickaël Bérard fut classé 14ème au général et 4ème espoir et que tout le groupe prit beaucoup de plaisir.

 On peut aussi citer le championnat du Puy de Dôme 2006, même s’il faut relativiser la performance. Une belle victoire de Mickaël Bergerard, un beau cadeau de Jérome Peyrard, et les 6 premières places pour les Ambertois, cela reste un fait marquant du VCA.

 On ne peut pas terminer cette séquence sans parler un instant de Mickaël Bérard, le coureur qui aura marqué cette période au même titre qu’Yvon Verne l’avait fait en son temps.

Avec une dizaine de victoires depuis qu’il est senior, on ne peut pas dire que son palmarès soit impressionnant. Si on compte sa trentaine de podiums, ça devient plus significatif.

Certaines victoires, comme celle de la Nocturne d’Ambert ou ses performances et victoires d’étapes au triptyque de la vallée de l’ance lui ont surement donné beaucoup de plaisir.

Mais sa plus grosse performance reste à ce jour sa victoire finale au Tour du Beaujolais 2005 où Stéphane Rabany avait lutté pour le maillot vert. Elle a d’autant plus de valeur lorsqu’on sait que son second n’était autre que Jérome Coppel, grand espoir du cyclisme Français et qu’il fit 5ème du chrono malgré une chute.

Souhaitons de tout cœur que cette grande performance en appelle d’autres et que d’aussi belles pages soient écrites dans l’avenir du le VC Ambert.

 

9 – Le Championnat de France 2001 des écoles de cyclisme

 Le 30 juin et le 1er juillet 2001, on allait assister à l’une des plus belles réussites du VCA en terme d’organisation. Daniel Foucart et Pépé Dousson qui sollicitaient depuis plusieurs années le bureau pour organiser ce championnat de France des écoles de cyclisme, atteignaient enfin leur objectif. Avec 400 jeunes sur la bécane tout le week end, devant un nombreux public, la fête allait être superbe.

Mais plus que les mots, laissons plutôt parler les très belles images que Georges Chanoine, ancien Maire d’Ambert et Conseiller Général, grand ami et supporter du VCA, avait offert au club. Et cette histoire commence bien sur par Daniel et le Pépé …

 Le résultat sportif final n’a que peu d’importance sur ce type d’événement, même s’il faut citer la belle performance du club de la réunion qui remporta ce championnat de France. Au niveau du VCA, on retiendra surtout le succés de cette organisation salué comme il se doit par la FFC dans La France Cycliste.

 Il n’y a rien à ajouter, il suffit de dire merci à Daniel et au pépé pour avoir eu cette idée de génie.

 

10 – Les autres organisations du VC Ambert

 Au-delà des épreuves phares déjà évoquées comme les Monts du Livradois ou le critérium du 15 août, le VCA a organisé des courses sur toutes les communes de l’arrondissement et souvent bien au-delà. Toutes ne furent pas au même niveau mais elles avaient tout autant d’importance dans l’esprit des dirigeants ambertois et elles font partie du patrimoine du VCA comme par exemple le prix de St Germain l’Herm qui doit être la course la plus ancienne existant encore de nos jours. A ce titre, par rapport à cette course, on peut citer une anecdote racontée par Coco Paulin et qui souligne le mérite qu’avaient les dirigeants du VCA en 1947. Il était allé organiser la course en vélo et au retour, alors qu’il revenait par Le Chambon et que la route n’était pas goudronnée, une branche passa dans ses rayons et il prit une gamelle mémorable. Alors qu’il avait la moitié de la figure arrachée, il avait poursuivi son périple en vélo après s’être légèrement fait soigné dans une ferme.

 Certaines courses méritent bien sur qu’on s’y attarde un peu plus comme le Triptyque de la Vallée de l’ance, dont la paternité revient à notre fidèle Robert Tixier. Son histoire commença un certain 16 août 1993, par une traditionnelle course de village à Eglisolles. On retiendra que cette course fut remportée par Miguel Martinez devant un certain Christian Miolane qui considéra toute sa vie que ce fut sa plus belle performance eut égard à la classe du vainqueur. L’année suivante, Robert accepta la proposition faite par le VCA d’organiser à Eglisolles les championnats du Puy de Dôme. Ce fut un grand succès sportif et populaire et Robert fut définitivement conquis. L’année suivante, sur une nouvelle proposition de Jacky Champeix, il accepta d’organiser une course par étapes qui sera donc la 1ère édition d’un Triptyque de la Vallée de l’Ance qui en compte aujourd’hui 13. Plus que le succès sportif de cette course marquée par de grands champions comme Laurent Marcon, Mickaël Bérard comme on l’a vu ou les coureurs étrangers Ruslam Sambris et Pavel Ciezlik, il faut surtout souligner la performance de Robert Tixier qui a su fédérer toute une région autour de son organisation.

 Les filles ne furent pas oubliées dans l’histoire du VCA. De prologue des Monts du Livradois en 1990, leur course devint rapidement classique régionale sous l’appellation Cournon Ambert, pour atteindre rapidement le niveau national dans le cadre des Tour du Pays d’Ambert et Tour du pays d’Arlanc, sous l’impulsion de Jacques Russias maître d’œuvre de cette belle course. Les meilleures nationales participèrent à ces courses comme, Duchène, Chevanne-Brunel (nom composé), Hugi, Gorostegi, Lecourtois, Chaleat, mais aussi Severine Desbouys, la fille du speaker attitrée du VCA et surtout Laure Russias omniprésente sur ses terres. Elle accomplit sa meilleure performance en terminant 3ème en 94 mais elle fut également 4ème en 93 et 96, ce qui la situait dans les meilleures nationales. Le summum de ces courses féminines fut atteint en 1995 avec la présence au départ de l’équipe nationale Russe et de sa leader incontestée, Polkanova, qui avait gagné le précédent Tour de France. Il n’y eut pas de surprise à l’arrivée, les Russes monopolisant complètement le podium.

Malheureusement, en raison de l’évolution du cyclisme féminin vers le professionnalisme et par manque de ressources, ces courses féminines s’arrêteront en 1998 sur la victoire de Laurence Leboucher qui deviendra ensuite championne du monde de VTT en 98 et de cyclo cross en 2002 et 2004.

 Parmi les belles course du VCA, on peut citer aussi le Prix Stoc, qui s’appela également Tour du Pays d’Ambert ou Prix Gaspard des Montagnes. En 1993, cette course disputée en 3 étapes fut remportée par le regretté Dominique Rossignol, mais il est intéressant de voir qu’un certain Cyril Dessel gagna 2 étapes.

 Le VCA cibla également les juniors, objectif intéressant pour l’avenir du cyclisme. Tout commença en 1989 et le mérite en revient à Pierrot Degeorges et Jean Paul Terme, chevilles ouvrières de la Flèche Maratoise. Dès 2004, cette course fut retenue par la FFC comme support de la 1ère manche du challenge national réunissant les meilleurs juniors français. Malgré le rythme élevé de la course, Fabien Rigaud, sélectionné en équipe d’Auvergne, essaya de s’échapper. Malheureusement pour lui la concurrence était rude, avec beaucoup de coureurs qui passeront ensuite professionnels comme Laurent Lefevre, Florent Brard, Guillaume Auger, Frederic Finot, Plouhinec et Miguel Martinez qui allait remporter l’étape en ligne. Au final, Laurent Lefevre, une grande référence, gagnait le général après avoir remporté le contre la montre le matin.

Après avoir migré temporairement sur les communautés de communes des Portes d’Auvergne et d’Arlanc en 2003 et 2004, la course allait revenir sur le Pays d’Olliergues, sous l’impulsion d’Hélène Vialle. Avec 29 équipes au départ en 2007, de superbes parcours, de beaux vainqueurs, et des élus ravis, cette course est encore promise à un bel avenir.

 Grâce à notre titou Lavandier, le VTT ne fut pas non plus oublié dans les organisations du VCA, sur de superbes parcours tracés autour de Valeyre.

 Enfin, on ne peut pas terminer cette série sans évoquer une épreuve unique qui restera un symbole du VCA, non seulement par son côté émotif mais aussi par son originalité. Cette classique St Etienne Ambert organisée en mémoire de Jacky qui s’était définitivement échappé, était avant tout l’occasion pour les nombreux amis qu’il avait de chaque côté du forez de lui rendre un grand hommage. Sur le plan sportif, on retiendra que cette course de très bon niveau et très animée, fut remportée par le coureur d’Aix en Provence Christophe Marcoux devant l’albigeois Cedric Coutouly qui passa pro au Crédit agricole avant de signer un contrat chez Agritubel. On peut aussi signaler que le 3ème fut un certain Sylvain Calzati, aujourd’hui professionnel chez AG2R.